J’ai trop de vague à l’âme
Je ne vais plus écrire car ainsi va la vie
J’ai besoin de reprendre mon souffle cette nuit.
Cacher mon cœur blessé alors dans les replis
De ma triste figure, me perdre dans l’oublie.
J’ai trop de vague à l’âme et mon cœur est défait
La tristesse me prend et ce soir je le sais
Je vais laisser rouiller la plume que j’aimais
Et regarder le temps s’enfuir à tout jamais.
A quoi bon regarder le ciel bleu de chez moi
S’il ne reste que l’ombre défunte de ses bras.
M’enfuir, pour aller où, ici où bien là-bas
Son fantôme me suit sur la terre ici bas.
Je vais me replonger dans la contemplation
De ces anciens poètes Socrate et Platon.
Chercher ce qui n’est pas, ma première leçon
Oublier mon amour et laisser Cupidon.
Aller cueillir ailleurs les fruits de la passion
Et me laisser le cœur reposer à foison
Jusqu’à l’éternité et pour une oraison
D’un poète faisant d’un amour sa prison.
Le loup 27.01.10