Il était une fois….
Il était des grandes villes
Qui gonflaient, gonflaient
Perdant peu à peu leurs airs tranquilles
Devant l’afflux d’hommes, on construisit de grandes cités
Et ce fut les cités-dortoirs
Des grands murs de béton
Où s’entassèrent les gens de peu d’avoir
Dans de hautes tours où ils perdirent ainsi tout horizon
L’âpreté de certains êtres
Qui gonflait, gonflait
Parquant les autres comme des bêtes
Le pouvoir laissa faire et nul ne s’en souciait
S’érigèrent des cages à poules
Des clapiers, des mouroirs
Où la misère vous prend et vous saoule
Le manque d’horizon n'en finit pas de condamner l’espoir
Les cités devinrent des terres d’oubli
D’où les hommes ne pouvaient fuir
La violence se fit quotidienne, plus d’ami
Juste le « chacun pour soi » t’évita de périr
L’homme y perdit ses belles valeurs
Les requins du pouvoir détournèrent leurs yeux
Les écoles devinrent le salaire de la peur
Les nuages s’accumulaient dans les cieux
Il était une fois…
Quand je pense à ce lointain passé
Où l’argent seul fut loi
Où les hommes se sentaient condamnés
Il était une fois
Un long chemin où la conscience universelle chemina
Un long voyage à travers des champs de croix
Où à la fin l’homme s’émancipa…
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le silence d'une larme est un cri déchirant que nul n'entend