Je pourrai toujours faire semblant
Que ma peine est légère,
Que mon cœur est content
Que rien ne m’exaspère,
Lui sourire tendrement
Pour détendre l’atmosphère,
Lui faire croire un instant
Que ma joie est sincère.
Je pourrai pour un temps
Lui parler comme avant,
Ne laisser rien paraître
Des tourments de mon être.
Lui faire croire un moment
Que je suis cœur en veine,
Et taire toute cette peine
Qui se terre en dedans.
J’arriverai probablement
À le faire sans problème,
Contrôler les torrents
Qui en moi se déchaînent,
Je l’aime toujours autant
Faut juste que je me souvienne,
Que je dois faire semblant
Oublier qu’elle fut mienne.
Chaque fois que je la vois
La douleur se ramène
Celle qui tue plus d’une fois
Et vous rouvre les veines,
Qui vous tient aux abois
Une blessure que l’on traîne,
Et qui ne pardonne pas
Qui n’est plus que gangrène.
Mais comment faire semblant
Quand son âme se rebelle
Que ses cris déchirants
Vous tourmentent de plus belle,
Elle parcourt le temps
Fouille dans les poubelles,
Qui réveillent cruellement
Les parcelles les plus belles.
Jean-Maurice Chaput
(cocolico)